
La capture musclée de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines le 3 janvier 2026, au cœur de Caracas, n’est pas une opération de justice mais une violation éhontée du droit international. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, cette frappe aérienne suivie d’une exfiltration vers les États-Unis contrevient à l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies, interdisant toute agression contre la souveraineté d’un État. Comme pour Saddam Hussein en 2003, où l’invasion irakienne reposait sur des prétextes fallacieux d’armes de destruction massive, l’administration Trump brandit des accusations de narcotrafic datant de 2020 pour masquer ses véritables appétits.
Parallèle saisissant avec Saddam Hussein
Maduro lui-même s’était comparé à Saddam Hussein en 2017, posant en uniforme militaire, ironie du sort qui prend tout son sens aujourd’hui. Les deux cas illustrent le même schéma : un dirigeant honni, des frappes unilatérales sans aval onusien, et une capture pour des chefs d’“armes de destruction massive” ou de “narcoterrorisme” – des motifs douteux servant de couverture à un changement de régime forcé. Saddam fut pendu après un procès expéditif ; Maduro attend un tribunal fédéral de New York, où la prime de 50 millions de dollars sur sa tête légitime déjà l’extrajudiciaire. Ce non-droit américain, qui ignore extraditions et immunités présidentielles, banalise les disparitions forcées et assassine le multilatéralisme.
Le pétrole vénézuélien : mobile économique inavoué
Derrière les discours sécuritaires, le Venezuela détient les plus vastes réserves prouvées de pétrole au monde, convoitées depuis les années 1920 quand les majors US en exploitaient les champs avant la nationalisation de 1976. Trump a imposé un blocus maritime en décembre 2025 pour asphyxier l’économie pétrolière, saisissant navires et cargaisons, au nom de la lutte antidrogue – un prétexte qui masquait déjà le contrôle des ressources. La capture de Maduro pave la voie à une “transition sûre” sous tutelle US, permettant à ExxonMobil et consorts de revenir en force, comme en Irak post-Saddam où le pétrole fut privatisé au profit des Occidentaux.
Le totalitarisme yankee démasqué
Cette opération révèle le totalitarisme américain : une superpuissance qui se place au-dessus des lois, imposant sa “doctrine Monroe 2.0” pour dicter les affaires des Amériques, au mépris des souverainetés. Condamnations de la Russie, de l’Iran et même de l’UE appelant à la “retenue” soulignent l’isolement moral de Washington, dont les alliés européens hésitent face à ce précédent dangereux. En violant Caracas comme Bagdad, les États-Unis ne défendent pas la démocratie mais leur hégémonie prédatrice, invitant d’autres puissances à ignorer le droit – de Pékin à Moscou. Le monde multipolaire doit s’unir contre cette loi du plus fort qui menace la paix globale.
MD
MARCUSDIATV L’actualité urbaine, l’actualité société à travers la production de contenus videos et d’article.