2026 : LES MÊMES COUPABLES, LES MÊMES MAÎTRES – CHRONIQUE D’UN STATU QUO ANNONCÉ

Chaque début d’année porte son lot de promesses et d’espoirs de renouveau. Pourtant, à l’aube de 2026, les premiers signaux montrent que le scénario sera encore une fois le même : les divisions prospèrent, les inégalités se creusent et les responsables réels restent hors d’atteinte.
Depuis plusieurs années, certains groupes sont systématiquement désignés comme les causes de tous les maux. Les musulmans, les immigrés ou encore les habitants des quartiers populaires continuent de faire office de boucs émissaires. Une stratégie bien rodée : détourner l’attention du public des véritables enjeux économiques et sociaux.
Dans ce climat, médias et réseaux sociaux jouent un rôle central. En quête d’audience ou de visibilité, ils relayent les discours simplistes, amplifient les polémiques et entretiennent une tension permanente. Chacun croit s’informer, mais se retrouve souvent piégé dans des récits caricaturaux où la peur et la méfiance tiennent lieu d’opinion.
Pendant que la société se divise, le coût de la vie poursuit son ascension. Logement, énergie, alimentation : tout augmente, sauf les salaires. La peur de l’autre devient un écran, masquant celle plus insidieuse de la précarité. Et dans ce chaos médiatique, les véritables détenteurs du pouvoir économique et politique consolident discrètement leur position.
Cette fracture entre le peuple et ses élites ne cesse de s’élargir. Le travail s’intensifie, la dette s’alourdit et l’illusion du mérite individuel dissimule de moins en moins un système profondément inégalitaire. L’esclavage moderne souvent évoqué comme métaphore s’apparente désormais à une réalité quotidienne : dépendance, consommation contrainte et sentiment d’impuissance.
Alors que 2026 s’amorce, tout indique que la cohérence du chaos perdure. On change les visages, pas les mécanismes. On parle de réforme mais c’est toujours pour mieux préserver l’ordre établi.

MD

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Derrière les querelles télévisées, le vrai spectacle se joue ailleurs : l’ancien président hondurien, condamné pour narcotrafic massif, est gracié par Trump, tandis que Maduro est menotté pour les mêmes motifs. Deux poids, deux mesures. Saddam et Kadhafi l’ont appris à leurs dépens : résister à l’empire, c’est signer son arrêt de mort. Et le pétrole coule toujours.

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