CALBO, UNE VOIX DU RAP FRANÇAIS S’EST ÉTEINTE

La nouvelle est tombée comme un choc : Calbo, membre du légendaire groupe Ärsenik, nous a quittés à l’âge de 52 ans. Un départ bien trop tôt, un rappel brutal que nos vies sont fragiles, qu’elles ne tiennent qu’à un fil.
Ce drame réveille en beaucoup un sentiment de mélancolie et de regret. Dommage que les hommages prennent tout leur sens lors de la disparition d’un artiste, alors qu’on ne célèbre pas assez leur œuvre de leur vivant. C’est aussi le reflet d’une société où l’individualisme finit trop souvent par nous faire oublier l’essentiel : profiter des nôtres tant qu’ils sont là — nos parents, nos frères, nos amis, nos proches.
Pour toute une génération passionnée de rap, apprendre le départ de Calbo, c’est comme perdre une part de son histoire. Ärsenik, c’était bien plus qu’un groupe. C’était une époque, une identité, une empreinte indélébile dans la culture hip-hop française. Avec son frère Lino, Calbo a façonné une œuvre authentique et puissante, ancrée dans les réalités du 95 et dans la vérité des rues.
Mais Ärsenik, ce n’était pas seulement la musique. C’était un style, une attitude, une fierté. Les ambassadeurs underground de Lacoste et des Stan Smith Adidas ont su imposer une esthétique typiquement française, loin de l’imagerie du rap US. Une manière d’affirmer : le rap français a ses propres codes, son propre ADN. Et cet ADN, Ärsenik en est l’un des fondements.
Avec le départ de Calbo, c’est un pan de cette histoire qui s’en va, mais son héritage, lui, reste. Dans les textes, dans les sons, dans la mémoire de ceux qu’il a inspirés.
Repose en paix, Calbo — ton nom restera gravé dans le marbre du rap français.

MD

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